Grand Paris: Santini élu président du directoire

Le député-maire d’Issy-les-Moulineaux André Santini (Nouveau centre) a été élu mercredi président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP), provoquant la colère des élus de gauche qui ont dénoncé une “mascarade politique”.

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Réhabilitation des banlieues

Les conférences TED sont toujours l’occasion de découvrir des idées intéressantes et novatrices. Dernièrement, c’est celle faite par Ellen Dunham-Jones lors de TedxAtlanta en janvier 2010 qui a retenu notre attention car elle y développe sa théorie de la réhabilitation des banlieues. Elle y analyse l’intérêt de la réhabilitation pour correspondre aux nouveaux besoins plutôt que de construire du nouveau en laissant se détériorer ce qui n’est plus adapté. Pour se faire, elle brosse un tableau de l’évolution des usages et des besoins dans le cadre d’une société vieillissante.

Pensez à ouvrir le “open interactive transcript” en haut à droite si vous avez du mal à suivre en direct…en ayant le texte sous les yeux, c’est plus facile.

Le même sujet s’applique en France et notamment en Ile-de-France comme nous l’indique l’article publié par Le Monde le 19 mai 2010 intitulé “La chasse aux terrains à bâtir en Ile-de-France”.

Décidément, le sujet est de grande actualité puisque Fast Company en parle aussi !

Digital economy rankings : la France recule

L’index annuel connu sous le nom de e-readiness index change de nom cette année et devient  “digital economy rankings”. Cet index calculé par la division études de l’hebdomadaire The Economist et par le IBM Institute of Value est devenu le point de repère pour comparer 70 économies entre-elles et surtout mesurer l’évolution de leurs pratiques numériques.

La mauvaise nouvelle du digital economy rankings 2010 est le recul de la France de 5 places : elle passe de la 15ème place à la 20ème. Elle est devancée par de nombreux pays européens : la Suède, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège, le Royaume-Uni, l’Autriche, l’Irlande, l’Allemagne et la Suisse.

L’index est construit à partir de 6 critères pesant chacun entre 25 et 10%. Selon les critères, la France se situe entre le 14ème et le 25ème rang. Ce qui est important et grave, c’est qu’elle arrive 14ème pour le critère pesant 25% : l’adoption par les consommateurs et le monde des affaires. Ce qui montre que les acteurs du marché sont prêts.

Par contre, elle perd 10 places sur le critère de politique et vision gouvernementale et ne se plkace qu’en 21ème position sur le critère des infrastructures technologiques et la connectivité.

Cherchez le coupable du recul français !

Présentation du télétravail chez Climatmundi

Climatmundi, société spécialisée dans les bilans carbone, organisait la semaine dernière un petit déjeuner d’information sur le thème du télétravail à destination de DRH et de responsables Développement durable.

En l’absence de Nicole Turbé-Suetens, j’ai présenté les avantages et les risques du télétravail ainsi qu’une piste méthodologique pour engager un projet de télétravail dans une entreprise (voir présentation ci-dessous).

Emilie Large, responsable Relations Sociales chez Alcatel-Lucent présentait le télétravail dans sa société (2 000 personnes sur 8 000 salariés !) et Jean Langlet, consultant industrie au sein de la CCI de Boulogne-sur-Mer/Côte d’Opale, détaillait son calcul théorique de chiffrage des économies réalisées sur les importations de pétrole dans le cas où le télétravail serait généralisé en France. Entre 0,75 et 1 milliards d’euros économisés pour seulement une journée de télétravail par semaine.

Jean-François Périllat, qui m’avait accompagné, a pu présenter aux organisateurs et aux participants le projet Actipole/ARA21.

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Quand le SENAT s'empare du TELETRAVAIL

le 9 juin s’est tenue au SENAT une réunion sur le télétravail à l’initiative de Mme Muguette DINI (Présidente de la commission des affaires sociales du Sénat) et animée par Alain GOURNAC, sénateur des Yvelines, avec la participation de :

Intervenants télétravail Muguette DINI Alain GOURNAC Jean-Pierre DECOOL Georges TRON Pierre MOREL-A-L'HUISSIER

… et de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique et une cinquantaine de participants dans la salle.

Après une rapide introduction de Mme DINI qui rappelle les multiples intérêts du télétravail, Monsieur Gournac lance le débat avec une question volontairement provocatrice : “pourquoi ça n’avance pas plus ?”

Georges TRON commence par rappeler que l’administration avait entamé des expérimentations bien avant que le sujet ne fasse l’objet d’un accord  dans le privé mais qu’elle était finalement en retard sur ce sujet. Il cite deux exemples en cours au ministère de l’éducation nationale où 1500 agents télétravaillent ainsi qu’au ministère de la justice. Ceci devrait permettre de dégager des règles de bonnes pratiques applicables à  l’ensemble de la fonction publique où il existe un réel gisement de télétravailleurs. C’est une piste envisagée dans le cadre de la restructuration actuelle de la carte administrative. 

Pierre MOREL-A-L’HUISSIER réagit ensuite aux propos de M. Gournac qui cite un sondage affirmant que “10% des salariés à plein temps et 20% des salariés à temps partiel en France souhaiteraient télétravailler” et qui constate également un retard par rapport aux autres pays d’Europe.

Pierre MOREL-A-L’HUISSIER nous dit qu’il y a encore des réticences et notamment de la part des syndicats; il y a aussi un problème d’adoption des nouvelles technologies dans l’administration. Une réelle mutation sociologique reste à mener.

Il regrette également que le vote de la proposition de loi tarde et que ce texte ait été expurgé et noyé dans un texte plus global  sur l’emploi. Il évoque également les difficultés rencontrées lors de la préparation de son rapport ministériel en 2006 dialoguer sur ce thème avec les différents acteurs institutionnels, dont le MEDEF, et se réjouit que le SENAT s’empare activement du sujet.

Jean-Pierre DECOOL intervient ensuite et nous fait remarquer que le télétravail avait été évoqué dans le cadre du Grenelle de l’environnement et que le fait que Mme Nathalie Kosciusko-Morizet soit maintenant en charge de l’économie  numérique est une bonne opportunité d’autant plus que le télétravail nécessite du très haut débit. Il rappelle également qu’une des conséquences de la mise en place du télétravail est de rendre un peu de pouvoir d’achat aux télétravailleurs et que ce n’est pas anodin dans le contexte général actuel.

S’en suivent ensuite plusieurs interventions très intéressantes dans la salle (Cour de cassation de Paris, Nicole Turbé-Suetens, CFTC, CPAM du Haut-Rhin, IBM, AREVA, ANDT, mairie de Forges les Bains, etc.) avant l’arrivée de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet.

Nathalie Kosciusko-Morizet NKM

Cette dernière  constate que ce sujet bouge beaucoup depuis un an et se réjouit que les entreprises s’y intéressent de plus en plus. Elle rappelle que le haut débit (512 kb/s) est disponible presque partout à des prix raisonnables et que le déploiement du THD (Très Haut Débit) doit accompagner la montée en puissance du télétravail. Les infrastructures sont une condition nécessaire mais pas suffisante.

Elle nous parle ensuite des quatre leviers cités dans le rapport du Centre d’Analyse Stratégique (CAS) :

1.      culture managériale.

2.      Nécessité de communiquer mieux sur les gains attendus pour tous les acteurs.

3.      Mise à dispo d’infrastructure de THD (Très Haut Débit).

4.      Diffusion d’outils techniques peu onéreux et travail collaboratif.

Elle insiste aussi sur le fait que le télétravail peut s’exercer dans des télécentres ou tiers-lieux et que le télétravail doit être pendulaire et encadré

Elle lance enfin un appel : 15 % du grand emprunt est à destination du numérique et 2,5 millards sont prévus pour les usages et contenus, dont le télétravail, qui est cité dans la partie “ville numérique”. Elle souligne que le sujet du télétravail ne fait pas l’unanimité et qu’il est donc nécessaire que les réponses à la consultation publique lancée il y a quelques jours y fassent massivement allusion. Il faut se mobiliser sur ce sujet en gardant à l’esprit les critères suivants : Création d’activité, d’emploi et aménagement du territoire.

Personnellement, je trouve que cette réunion était d’une très grande richesse. Les échanges étaient fructueux et les participants d’un excellent niveau. Cela présage un avenir qui peut être radieux si toutes les énergies convergent vers le même objectif.

Jean-Christophe UHL

Deux membres du Conseil au BillautShow

L’engagement de Jean-Michel Billaut pour l’évolution des infrastructures et des usages technologiques n’est plus à démontrer. Cela fait des années qu’il partage sa vision des choses, et même si le mouvement est trop lent en France, il contribue à sa manière à le faire avancer.

Aussi, profitant de la sortie du livre “Le télétravail en France : les salariés sont prêts!” s’est-il à nouveau penché sur le sujet du travail et de l’impact des TIC sur son organisation ainsi que de l’évolution des lieux de travail et du développement des activités basé sur les TIC.

Nicole Turbé-Suetens et Xavier de Mazenod, membres du Conseil de l’association ARA21 se sont exprimés dans son désormais célèbre (sur le net) BillautShow.

Nicole parle de son livre, co-écrit avec Pierre Morel à l’Huissier, et de la situation des salariés, alors que Xavier parle du projet de développement de télécentres dans l’Orne et surtout de la manière dont la fibre va être installée dans son village.

Vous pouvez également en savoir plus sur chacun des sujets en visitant les blogs de Nicole et Xavier !

ARA21 tient sa première AG

L’association qui porte la marque ACTIPOLE21 a tenu sa première assemblée générale le 12 avril 2010 et élu son conseil d’administration. Le président est Christian OLLIVRY, élu de la mairie d’Antony. Tout le monde au travail maintenant !

Stress et transports en Ile-de-France

Récemment les articles se sont multipliés sur le sujet; tant dans la presse générale que dans la presse spécialisée. Au rapport dont nous avons déjà fait référence ici-même, s’est ajouté le Manifeste de Technologia.

Une petite vidéo récente est très parlante sur le sujet !

HUB : Another world is happening

Le 7 mai 2010 Courrier International titrait “Cohabiter pour cotravailler” en parlant du Hub de Madrid où se retrouvent régulièrement de nombreux créatifs pour travailler chacun sur son projet : paysagistes, graphistes, photographes, etc.

Cet article nous a permis de découvrir tout un réseau qui compte déjà des dizaines de HUBs et s’étend à travers le monde.

La finalité de cette entreprise qui se qualifie de sociale semble refléter les souhaits d’un nombre croissant d’actifs : des lieux où l’on trouve des ressources, de la connexion et où se croisent connaissance et expérience.

Le concept de HUB est développé autour de trois mots : les personnes, les lieux et les idées !

100 Toyota prius rechargeables pour Strasbourg avec EDF !

Réfléchir à la non mobilité ne nous interdit pas d’envisager de rouler en voiture…. Et sur ce sujet, Strasbourg vient de démarrer une expérimentation qui durera trois ans en partenariat avec EDF, l’ADEME et TOYOTA.

Ce constructeur automobile va tester en grandeur nature l’utilisation de Véhicules Hybrides Rechargeables (VHR) qui permettent d’effectuer une vingtaine de kilomètres en tout électrique avant que le moteur thermique ne prenne le relais. Pas de stress lié à l’autonomie de la batterie, les longs trajets sont donc possibles ainsi que les petits déplacements quotidiens en silence et sans émissions nocives; bref un excellent compromis en attendant mieux.

Strasbourg s’affiche ainsi comme ville pionnière en matière de mobilité durable.

Pour soutenir cette initiative tout à fait complémentaire à l’implémentation de télécentres, UBI a décidé de prendre un des derniers véhicules hybrides disponibles dans son parc auto.

Présentation de la Toyota Prius Hybride Plug-in à Strasbourg sur Vimeo.

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